L’Écosse est un merveilleux pays qui mérite qu’on l’explore à toutes les saisons. Pour les amoureux de la nature, les routes d’Écosse seront un véritable enchantement : grands espaces, landes à perte de vue, lacs, monts et côtes écharpées… L’Écosse a de quoi mettre tous nos sens en alerte ! Et quelle est la meilleure façon pour bien profiter de son voyage ? Bien le préparer !

Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous tous mes conseils et mes bons plans pour organiser un super roadtrip en Écosse. Car oui, l’Écosse est une contrée sauvage, parfois imprévisible et indomptable. Ces conseils vous permettront de découvrir toutes les spécificités d’un road trip en Écosse pour ne rien oublier et être prêt à tout rencontrer !

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1. Choisir un bon loueur de voiture

Les loueurs de voiture sont TRES nombreux en Écosse, notamment aux abords des aéroports et on ne sait pas vraiment où se tourner à première vue. Le minimum avant toute chose sera de regarder les avis laissés récemment sur les différentes compagnies. Il faudra bien sûr porter une attention particulière aux loueurs et à la voiture choisis car cette dernière sera l’élément central de notre road trip. On évite donc de se ruer vers le premier loueur croisé, ou encore  vers le moins cher !

Bien choisir son loueur, c’est débuter son road trip sur de bonnes bases.

Après de longues recherches, nous avons opté lors de nos deux road trips pour une compagnie locale : Arnold Clark. Certes, le bureau n’est pas directement dans l’enceinte de l’aéroport d’Édimbourg (ils viennent donc nous chercher en navette) mais le service est absolument impeccable d’un bout à l’autre. Bon à savoir, il existe également une succursale de location Arnold Clark à l’aéroport de Glasgow. Les voitures proposées sont en excellent état, très bien entretenues et certaines sont même quasiment neuves. L’accueil est franchement chouette et en fonction des disponibilités du parc, on peut parfois avoir un modèle supérieur à celui réservé. Le kilométrage est illimité pour les locations de plus de 4 jours, bref, tout ce qu’il faut pour rouler dans de bonnes conditions !

2. On n’oublie pas l’assurance tous risques pour la voiture (Excess Waiver)

Encore un critère qui fera monter le prix de la location de la voiture, mais l’assurance tous risques est une option IN-CON-TOUR-NABLE en Écosse. N’oubliez pas que vous allez rouler dans un environnement très différent de celui dont vous avez l’habitude (conduite à gauche, petites routes de campagne, faune importante…). Et qu’on ne peut jamais être complètement sûre qu’il ne se passera rien !

Pour la petite anecdote, nous avons eu un petit accrochage sur l’île de Skye lors de notre second road trip et, en dehors du surcoût pour joindre le numéro spécial de l’assistance, ce petit imprévu ne nous a pas coûté un centime de plus grâce à l’assurance tous risques. Alors, on n’oublie surtout pas de cocher la petite case « Excess Waiver » sur le contrat de location. Attention toutefois, certains dommages ne sont pas couverts par les assurances tous risques (bris de glace et bas de caisse la plupart du temps), à confirmer sur place auprès de votre loueur.

La petite Ford Fiesta a été cabossée sur l’île de Skye…

3. Bien préparer son itinéraire à l’avance

On le sait tous, un road trip, c’est du boulot ! Pour partir dans de bonnes conditions, il est préférable que tout soit bien organisé ! À moins que vous n’ayez tout le temps devant vous et que vous puissiez vous déplacer au gré de vos envies, la plupart d’entre nous devrons adapter un circuit au temps passé sur place. Et autant savoir avant de partir que l’Écosse est très plébiscitée ! Si vous prévoyez un road trip entre juin et août, mieux vaut s’y prendre bien à l’avance. Dans les Highlands notamment, ou dans les régions les plus touristiques comme le Loch Ness ou l’île de Skye, les hébergements peuvent être complets plusieurs semaines à l’avance. On assistera là à un véritable défilé de panneaux « No vacancies » (complet).

Alors, pour être sûr d’avoir de la place, mieux vaut anticiper et réserver le plus tôt possible :

  • Sa voiture
  • Ses hébergements
  • Si besoin, ses trajets en ferry, surtout quand on se déplace en voiture. N’oubliez pas que les ferries ont un nombre limité de places de voitures à bord.
  • Ses activités, s’il est possible d’acheter les billets en ligne à l’avance. Sinon on opte pour la bonne vieille technique à l’ancienne : arriver très à l’avance pour être dans les premiers à acheter son billet 🙂

J’ai personnellement organisé mes deux road trips en Ecosse grâce au très bon Guide du routard ! Particulièrement exhaustif au niveau des activités et choses à découvrir, il suffit de se plonger dans le guide et de sélectionner nos coups de coeur pour voir se dessiner l’itinéraire du road trip ! Bon à savoir : le guide se montre particulièrement complet pour les Highlands (même dans le nord nord nord !) et pour les îles, ce qui en fait un très bon compagnon de route.

Pas facile d’être seul dans les endroits les plus photogéniques de l’île de Skye.

4. Prévoir les équipements adéquats en fonction de la saison

On est toujours forcément surpris par la météo à un moment ou un autre de nos voyages. J’ai personnellement été assez étonné de la rudesse de la météo et du climat lors de mon premier road trip en Écosse. Sans rentrer dans l’éternel cliché de la pluie écossaise, j’ai surtout été surprise par la violence et la soudaineté des différents éléments. La bonne nouvelle, c’est que la météo change extrêmement rapidement en Écosse, mais il ne faut pas s’étonner de voir s’abattre sur nous un véritable mûr d’eau (heavy rain en anglais) ou bien de croiser une bonne grosse tempête.

Pour se protéger de ces aléas climatiques, il est donc ESSENTIEL d’être bien équipé. N’oubliez jamais cette règle d’or : « Il n’y a pas de mauvaise météo, juste de mauvaises habits » (proverbe suédois). Quelque soit la saison où vous irez en Écosse, vous aurez donc besoin de :

  • Vêtements imperméables (coupe-vent, doudoune au minimum). Si vous prévoyez des randonnées ou beaucoup d’activités extérieures : pantalons de randonnée (étanches si possible, sinon il existe des surpantalons étanches, économiques et très pratiques). Et si vous transportez du matériel photo ou vidéo dans votre sac à dos, le couvre sac peut aussi être d’une grande utilité.
  • Des polaires et micro polaires. Même l’été, les soirées sont fraîches en Écosse et le vent contribue toujours à faire chuter le ressenti. Pour le printemps et l’automne, les sous-vêtements thermiques peuvent aussi être les bienvenus (les mêmes que ce que l’on utilise pour aller au ski, maillot de corps et caleçon chauds à porter sous les vêtements).
  • Des chaussures de randonnée de bonne qualité (étanches, s’il était nécessaire de le préciser 😀 )
  • Gants, bonnets et écharpes peuvent aussi être très appréciés à n’importe quelle saison. Ils sont incontournables pour l’hiver et le printemps. Idem dès le début de l’automne : j’en veux pour preuve le joli bonnet acheté dans la boutique du château de Mey lors de mon second road trip en septembre. Encore et toujours ce satané vent contre lequel il faut bien se protéger !
  • Enfin, pour les voyages estivaux, on n’oublie pas le fameux répulsif anti midges. Ces moucherons / moustiques emblématiques de l’Écosse sont parfois très envahissants dans les grands espaces des Highlands. Pour s’en protéger au mieux on peut : acheter des produits spécifiques repousse midges dans les pharmacies écossaises (les produits classiques contre les moustiques ne fonctionnent pas) ou bien s’équiper d’une cagoule moustiquaire (pas très sexy mais franchement très efficace !).
On n’oublie pas les chaussures de randonnée !

5. S’adapter à la conduite écossaise

Promis, après j’arrête de vous embêter avec la conduite ! L’Écosse possède un certain nombre de caractéristiques routières qu’il vaut mieux connaître avant de se lancer .

     Les single track roads / passing places :

Plus vous allez monter dans les Highlands ou vous éloigner des gros axes, et plus vous aurez de chances de rencontrer ces single track roads (littéralement « routes à une voie »). Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’équivalent de nos petites routes de campagne à l’exception près qu’elles possèdent régulièrement des dégagements (passing places) qui permettent aux voitures de se croiser. Quand deux voitures s’apprêtent à se croiser sur une single track road, la voiture qui se gare est celle qui se trouve la plus proche d’un dégagement.

Petit détail essentiel, on oublie surtout pas de remercier celui qui s’est rangé ou de rendre un petit signe à celui qui nous remercie de l’avoir laissé passer. La courtoisie est essentielle sur les routes d’Écosse 🙂

     Les animaux :

L’Écosse est une région sauvage connue pour abriter une faune importante et notamment un grand nombre de gibiers (cerfs, chevreuils mais également moutons et vaches qui paissent régulièrement au bord des routes). Il faut donc être particulièrement vigilant : sur les petites routes en bordure de bois, de champ ou de forêt mais également la nuit et à la tombée du jour quand les animaux sauvages sortent.

     La bonne vieille carte routière :

Le réseau étant parfois incertain ou inexistant, je recommande d’acheter avant de partir la carte Michelin spécial Écosse (N°501). Emportée avec nous lors de nos deux road trips, elle peut s’avérer particulièrement utile en cas de bug ou d’absence de GPS. Autre possibilité : les GPS affichent parfois des destinations obsolètes qui ne correspondent pas réellement à l’emplacement du lieu. Dans ce cas, on pourra quand même s’orienter grâce à la carte si l’on peut obtenir d’autres indications de direction.

     L’essence :

Et bien sûr, on évite d’attendre le dernier moment pour faire le plein d’essence. Mieux, on évite de se retrouver sur la réserve car il faut parfois parcourir un certain nombre de kilomètres avant de trouver une station.

Les abords des routes sont très fréquentés à la tombée de la nuit !

6. Avoir toujours quelques denrées non périssables dans ses affaires

Que ce soit à cause de la fatigue, de la distance ou de certains imprévus (météo imprévisible, restaurant fermé ou complet), il vaut toujours mieux avoir de quoi casser la croûte avec soi. Pain de mie, soupe déshydratée, fromage en tranches ou même pourquoi pas quelques conserves si vous avez des micro-ondes à portée de main dans vos hébergements, ces quelques victuailles pourront se transformer en véritable festin improvisé.

Le cas peut notamment se présenter dans les endroits peu fréquentés des Highlands ou de la route North Coast 500 où il peut être nécessaire de rouler (un peu, ou beaucoup !) avant de trouver un restaurant ou un café.  Nous avons par exemple eu recours deux fois à ces festins de sac à dos à Lochinver, une minuscule bourgade au bord de la North Coast 500, où les quelques restaurants du coin étaient soit déjà fermés pour la saison hivernale, soit complets plusieurs jours à l’avance à la fin du mois de septembre.

7. Ne pas oublier l’assurance santé

C’est un détail auquel on pense rarement pour un voyage ou des vacances en Europe. Mais il suffit de rencontrer une fois une belle galère pour ne plus se laisser surprendre ensuite ! Alors pour éviter tout imprévu financier qui pourrait gâcher mes vacances, je ne pars plus sans une assurance voyage lors de mes déplacements. Mon choix se porte toujours vers la compagnie d’assurance Chapka qui propose des contrats adaptés à chaque destination. C’est maintenant pour moi l’assurance de partir l’esprit totalement léger. Après la frayeur d’une phlébite écartée aux États-Unis, je ne prends maintenant plus le moindre risque quelque soit le pays où je me trouve !

On peut également regarder du côté des assurances des cartes bancaires (mais attention au nombre de personnes qui peuvent être couvertes par leurs services). Attention également aux assurances qui remboursent sur la base des prix français, on peut se retrouver face a de très mauvaises surprises !

Une minuscule station service 24/24h dans le nord des Highlands.

8. Attention aux pièges du hors saison

Vous non plus, vous n’aimez pas la foule et vous n’avez vraiment pas envie de découvrir l’Écosse au milieu de hordes d’autres touristes. Vous prévoyez donc votre road trip hors saison (entre novembre et mars). Certes, vous ne serez pas enquiquiné par les autres touristes mais sachez aussi qu’un certain nombre d’activités et d’attractions sont fermées pendant les mois les moins fréquentés. Certains hébergements ferment aussi leurs portes faute de fréquentation.

Si vous souhaitez vraiment partir hors saison, préparez avec une grande attention votre itinéraire et votre programme sur place. Privilégiez les zones très connues (Skye, le Loch Ness, les villes et globalement les régions au sud des Highlands). Attention, certains lieux peuvent même fermés dès le mois d’octobre.

9. Ne pas sous-estimer le coût d’un road trip en Écosse

À première vue, on se dit « Chouette, la nature ça ne coûte pas cher ! ». Certes, le coût des activités ne sera probablement pas le poste le plus gourmand du séjour mais… Tout le reste, si ! Plusieurs facteurs sont à prendre en considération : le coût de l’essence, qui n’est pas vraiment au plus bas ces dernières années, le taux de la livre sterling qui reste toujours supérieur à celui de l’euro, mais également le coût de l’hébergement qui n’est pas vraiment des plus légers en Écosse. Dans les Highlands, le coût moyen d’une nuit dans un Bed & Breakfast classique n’est jamais bien loin des 100 €. La facture peut donc vite grimper en fonction de la durée du road trip !

En Ecosse, on en prend réellement plein les yeux…

Fort heureusement, dans les villes il sera possible de trouver plus facilement des auberges de jeunesse, souvent bon marché et fort sympathiques. L’autre solution pour faire un peu baisser le coût de l’hébergement est de s’essayer au Glamping, le camping chic, très convoité par nos amis anglo-saxons. On trouvera de très nombreuses adresses proposant « cabines » et « pods », de minuscules chalets ou cabines en bois à des prix assez attractifs.

Moralité de l’histoire : Il vaut toujours mieux prévoir un bon budget car l’Écosse ne se place malheureusement pas parmi les destinations les plus économiques.

Mon site favori pour réserver mes hébergements en Ecosse est, de loin, Booking.com. Des auberges de jeunesse, aux Beds & Breakfast en passant par les cabines de glamping ou les hôtels plus haut de gamme, on trouve de tout sur Booking, et bien souvent, l’adresse parfaite. Les recherches s’effectuent très facilement en fonction des zones géographiques et on peut ensuite trier les résultats par prix ou bien en fonction des notes laissées par les voyageurs. Et si comme moi, vous êtes fidèle au site et que vous cumulez plusieurs réservations, on peut profiter du programme Genius qui permet d’obtenir 10% de réduction sur une sélection d’adresses !

10. Ne pas prévoir trop de kilomètres par jour

Il est important de ne pas surestimer ses capacités de conduite. En préparant votre itinéraire, posez-vous les bonnes questions : avez-vous déjà pratiqué la conduite à gauche ? Si non, vous sentez-vous confiant ou angoissée à l’idée de conduire à gauche ? Pendant l’organisation, on peut naturellement avoir le réflexe de prévoir autant de kilomètres que ce que l’on pourrait faire à la maison en conditions normales.

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille ☂

Bien sûr, s’il ne s’agit pas de votre première expérience de conduite à gauche, vous pouvez aborder les choses avec plus de liberté ! Mais pour une première fois, mieux vaut prévenir que guérir 🙂 Libre à vous d’estimer le nombre de kilomètres que vous pouvez parcourir dans de bonnes conditions. De la même façon, on peut aussi envisager des déplacements plus longs si plusieurs conducteurs se relaient. Même si l’on passe (forcément) beaucoup de temps en voiture pendant un road trip, l’important est de trouver le bon ratio déplacements /visites pour ne pas avoir l’impression de ne faire que de la route.

11. Ne pas trop charger les bagages

Les road trippers expérimentés le savent déjà mais pas forcément ceux qui débarquent dans le fabuleux monde du road trip : quand on se déplace très souvent, il est important de pouvoir déballer et remballer ses affaires rapidement pour éviter de perdre un temps précieux à chaque étape. La règle est simple : en road trip, on emmène que l’essentiel !

Et on range toujours les choses au même endroit dans les sacs ou dans les valises. Comme ça, en un coup d’œil, on sait ce qu’il manque ou pas dans un sac et on ne perd pas de temps à chercher inutilement ses affaires.

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Et voilà ! J’espère que vous aurez trouvé dans cet article tous les conseils pratiques qui vous aideront à bien organiser votre road trip en Écosse. Car l’Écosse est, de toutes façons, une fantastique destination, pleine de mystères et de beauté. Là-bas, on ne pourra qu’être transporté par ces siècles de légendes et ces paysages grandioses. S’il vous reste des questions à propos de l’organisation de votre road trip, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires. Il ne me reste plus maintenant qu’à vous souhaiter de très belles découvertes sur les routes écossaises 🙂

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Amoureuse des voyages et de la découverte, je partage sur mes blogs mes expériences et mes souvenirs de voyage pour vous inspirer et je l'espère, vous dépayser ! Continuons l'aventure ensemble sur Youtube et Instagram :

4 Comments

  1. Bien vu votre témoignage, et vous avez eu beaucoup de chance de trouver des hébergements aux alentours de 100€ (cent euros) la nuitée. Nous y étions en août 2022, et l hébergement / nuit était plus autour de 250 € 300€ en hôtel, avec réservation depuis avril de la même année. Les repas et les bières aussi sont chers, surtout avec la conversion 1 € = 1,2 livres… Sans compter Edimburgh ou Glasgow ou là les prix s envolent. L Ecosse est magnifique.
    . Ça vaut la peine de faire des économies pdt l’ année pour un très beau voyage

    • Laura Reply

      Bonjour,
      Les tarifs ont effectivement beaucoup augmenté depuis le passage du Covid 🙁
      Le mois d’août étant également le summum de la haute saison en Ecosse, les tarifs peuvent vite atteindre des sommets !
      Ajoutons à cela l’inflation et un taux de conversion pas vraiment avantageux… Bref, les voyages se méritent vraiment en ce moment 😀
      Mais comme vous dite, cela en vaut toujours la chandelle quand on se retrouve face aux paysages impressionnants de l’Ecosse.
      Au plaisir,
      Laura

  2. Guide « premiers pas en Ecosse » court, clair, précis, sans pub ou presque, merci !

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